The Gift.


 
AccueilAccueil    FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La salle commune.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
David Mickelanje
Mental Elève
Mental Elève
avatar

Messages : 37
RPs : 23

MessageSujet: La salle commune.   Sam 3 Nov 2012 - 13:44

Lorsque j'appris qu'il y avait une salle de repos pour les élèves, je fis un bond. Un paradis pour moi ! Je rêvais déjà de moi, assis dans un fauteuil moelleux, en train de dormir et de flemmarder. Je m'affalais un peu plus sur mon bureau, pour mieux rêver à cet endroit merveilleux. Fauteuils confortable, poufs moelleux à souhait, tout serait prêt pour un sommeil agréable, sans se soucier des professeurs, des DS et autres tortures qu'on pouvait nous infliger. Bref, c'était le lieu le plus adapté pour moi.

Une fois que le professeur eût terminé son cours (soporifique, comme tous les cours, mais celui-ci remportait la palme d'or. Ce professeur était un somnifère ambulant !), je me dirigeai plus ou moins mollement vers ladite salle commune. Elle était (hélas !) très éloignée de la salle, ce qui était plus ou moins fatiguant. Surtout pour moi, grand flemmard de nature. Je baillai rien que de penser à la distance qu'il fallait parcourir. Mais bon. Une fois que j'y serai, je prendrais un fauteuil vide, et je ferais une petite sieste.

J'arrivais enfin dans la salle commune. je cherchai du regard un fauteuil ou un pouf vide. mais tout était pris. Et là, je criai intérieurement : "NOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNN !". Jusqu'à ce que j'aperçoive une fauteuil vide (encore une fois, assez éloigné. Comme si tout avait été fait pour me fatiguer encore plus que je ne l'étais déjà) à côté d'un autre fauteuil où était assise une jeune fille.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Henrietta Mills
Externe Elève
Externe Elève
avatar

Messages : 45
RPs : 10

MessageSujet: Re: La salle commune.   Sam 3 Nov 2012 - 14:17

"Tu es dispensée de cours aujourd'hui Henrietta, je ne sais pas si vu ton état, il est approprié que tu t'y rendes. Contente-toi de visiter un peu". J'aimais l'ironie qui se dégageait du message qu'avait laissé le psy aux intendants. Normalement, j'aurais réagit au quart de tour, lui demandant quel était son problème en déboulant avec rage dans ses locaux personnels. "Et puis quoi encore ? Six mois que je suis là ! Bien entendu que je connais cet asile de malade !" Mais la situation fait que je me contente de flâner dans les couloirs, suivant à la lettre l'avis de ce macho invétéré. Je m'arrête aux sanitaires, croisant un moment mon reflet dans le miroir, effrayant.

Ces yeux que je n'ai pas l'habitude de voir sur mon regard, mes cernes, ma bouche sèche. C'est bien loin de l'Henri' d'avant, l'Henri que je me forçais à être pour plaire au mec que j'ai tué de mon simple contact. Je retire l'un de mes gants, jouant avec le bout des doigts, caressant le cuir, la teinte qu'a pris m'a peau est affreusement repoussante, presque grisâtre, ça n'a rien de beau, c'est tellement irréel que je sors de là, remettant la chose sur mes paumes, vu que maintenant, ces paumes sont faites pour offrir la mort.
Et j'en viens à me demander ce que je fiche ici, ce qui est arrivé à ma peau, pourquoi je suis dotée d'une chose aussi horrible qu'un toucher comme celui-ci.
C'est dégueulasse.

Je m'aventure encore quelques heures dans les différentes annexes, passant les tunnels, croisant des regards différents à chaque porte, les fuyant, tentant de les ignorer.
Fatiguée de marcher, je m'arrête dans la salle commune, trouvant un siège assez éloigné de toute forme de vie. Je me mets à lire du Balzac. Rien de bien exaltant mais je ne veux plus bouger. Je reste immobile, concentrée, à relire chaque phrase bien trois fois en essayant de comprendre, mais c'est un charabia complet. Pourtant je m'obstine, atteignant presque la cinquantième page, soulagée d'avoir dépassé le prologue, insultant moralement l'abruti fini qui a rédigé autant de choses inutile avant la vraie intrigue.

J'entend des pas qui se font plus proches à chaque seconde, je ferme les yeux, priant pour qu'il s'agisse de mon imagination. Et puis finalement, lorsque j'arrive à lancer un regard discret à la silhouette, j'aperçois un garçon blond, s'affalant dans le pouf voisin avec une démonstration immense de soulagement, comme s'il avait couru le marathon de New-York.
Je ferme le bouquin, agacée, et lorsque je conçois l'idée que s'il me saoule trop, j'ai mes doigts. Je fourre ceux-ci dans la sacoche, échappant un petit rictus quand ils se referment sur ma console, je l’entrouvre, sans quitter l'écran des yeux, j'insère "Le MMORPG le plus attendu de l'année 2009" que je n'aurais finalement jamais fini et m'isolant avec facilité dans une bulle, j'allume l'engin, presque émue d'entendre à nouveau le générique de début.

C'est... THE GIFT
Un poussin, deux poussins, trois poussins... David est jamais là pour jouer son rôle ou Merde ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
David Mickelanje
Mental Elève
Mental Elève
avatar

Messages : 37
RPs : 23

MessageSujet: Re: La salle commune.   Sam 3 Nov 2012 - 14:52

Une fois assis dans le pouf, je poussais un soupir de soulagement. Qu'est-ce que c'était agréable ! Je commençais doucement à m'endormir quand j'entendis un bruit. Qu'est-ce qui pouvait donc troubler ma flemmitude ?(Oui, j'aime inventer des mots parfois)
Je pris conscience que la jeune fille qui était assise près de moi jouait. A croire qu'elle avait fait exprès de mettre le son assez fort.
En baillant, je lui demandai :
-Dis-moi, tu pourrais baisser le son de ton jeu s'il te plaît ?

La jeune fille ne répondit pas, ni n'obtempéra. Je passai doucement (pour ne pas me fatiguer plus que je ne l'étais déjà) la main devant la jeune fille. Aucune réaction de sa part.
J'essayai de faire les présentations :
-Je m'appelle David. Et toi ?
Visiblement, elle n'était pas disposée à répondre à mes questions. C'était vraiment... fatiguant. Je me remis en position pour faire la sieste. Je ne voulais pas me fatiguer à tenter d'établir un contact avec quelqu'un qui ne répondait pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Henrietta Mills
Externe Elève
Externe Elève
avatar

Messages : 45
RPs : 10

MessageSujet: Re: La salle commune.   Lun 5 Nov 2012 - 12:19

Les capacités spéciales. Oui c'était ce qu'il y avait de plus efficace pour tuer un Level 99. Pourquoi j'étais tombée sur Dhoulmagus au fait ? Oui, la carte de Meurtor... Je me mordais légèrement la lèvre, comprenant que ce n'était vraiment plus de mon âge et je lançais un premier ultimatum au pauvre martyre qui s'était présenté à moi. Au départ, il ressemblait à un bouffon de cour, au Moyen-Âge. Mais ça devenait beaucoup moins marrant une fois que les deux immenses ailes de pierre se développèrent au creux de son dos et qu'il me retira pas moins de 506 PVs en un coup. Je levais les yeux sur le plafond de la pièce, enchaînant sur une compétence avancée. Encore trop faible. J'eus un soupir après que mon personnage eut été réduit à l'état de cercueil ambulant, l'engouement m'ayant pris à l'idée de rejouer s'envolant aussitôt. Surtout quand la main du-fatigué-précoce passa dans mon angle de vue, je clignais des yeux avant d'éteindre la chose, hésitant un moment à user de mon ouïe pour entendre ce qu'il avait à dire.

Commençant à voir la crise arriver, je refermais la console d'un coup sec. Reprenant mon souffle avec le plus de discrétion possible. J'avais fais attention pourtant. Isolement, activités calmes, silencieuses. Non. Il avait vraiment fallu que cet abruti vienne s'asseoir tout près de moi, tout près. Mes mains se crispèrent sur les bords du fauteuil, sentant le bout de mes doigts se refermer, les ongles plantés dans la cuir des gants. Il se calma d'un coup, reprenant sa position de pacha dans le siège, de mon côté, rien n'allait comme à mon arrivée.
Je pris de grandes goulées d'air, fermant les yeux, me concentrant. Inspirer, expirer.
Et plus je cherchais la détente, plus mes sens se faisaient sensibles, précis. J'entendis presque son souffle rauque avec clarté. Dans un spasme, je retirais mon gant et j’empoignais le bras du garçon, avec une pression tout à fait immense.

- A... Arrête ça.

Ce fut la première fois en une-demi année qu'un son s'extirpa d'entre mes lèvres. La main toujours clouée contre son poignet, je le fixais à présent, il fallait un certain temps pour que ça devienne dangereux. Ses veines se colorèrent doucement comme ma peau, d'une teinte anthracite, qui bientôt partit de sa nuque jusque son menton, il n'avait à présent plus l'air à bout de force mais tout à fait éveillé.
Puis vint le moment où je me posais la question,
Pourquoi est-ce que je lui fais ça ?
Est-ce que j'étais vraiment...
Malade ?


C'est... THE GIFT
Un poussin, deux poussins, trois poussins... David est jamais là pour jouer son rôle ou Merde ?


Dernière édition par Henrietta Mills le Lun 5 Nov 2012 - 23:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
David Mickelanje
Mental Elève
Mental Elève
avatar

Messages : 37
RPs : 23

MessageSujet: Re: La salle commune.   Lun 5 Nov 2012 - 23:15

Je fus d'un coup tiré de ma flemmarttitude par une pression plus que forte sur mon bras.
-Bon, déjà un point positif, tu sais parler. Par contre... Tu peux lâcher mon bras ? C'est douloureux, là. Et pourquoi t'as retiré ton gant ? T'en as besoin pour ton don ? c'est quoi ton don ? Un don de contrôle mental ?

Technique numéro un pour endormir quelqu'un sans utiliser son don de Marchand de Sable. L'assommage de questions, ça énervait toujours les gens. Enfin, avec elle, je savais pas trop. Et à mon avis, elle devait pas être très bavarde au quotidien. Mais bon, réfléchir à tout ça, c'était fatiguant. Cependant, son don (car il était certain qu'elle l'utilisait en ce moment, sinon, je baillerais encore) m'empêchait de bailler/dormir/flemmarder/etc...

Je remarquai, en regardant mon bras, que mes veines prenaient la même teinte que la peau de cette fille. Légèrement apeuré et me sentant en potentiel danger, je décidai de faire usage de mon don. Enfin, si ça marchait sur elle. Car mon don était capricieux. Il fonctionnait une fois sur deux dans les meilleurs des cas. Mais bon, avec Miss Lowhell pour nous aider à les contrôler, ça devrait mieux marcher.

-Tu vas t'endormir tranquillement, sans faire de bruit, dis-je dans un souffle.
Comme je m'y attendais, ce fut un magnifique ratage. Je tentai de me dégager de la poigne de cette fille. Le destin était cruel en ce moment...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Henrietta Mills
Externe Elève
Externe Elève
avatar

Messages : 45
RPs : 10

MessageSujet: Re: La salle commune.   Mar 6 Nov 2012 - 20:16

Il y eut sûrement cet éclat de dégoût dans mes yeux, parce que même si le processus habituel s’enclenchait et que son pouls s'emballait, ledit David gardait un calme presque inhumain. Je supposais que c'était du à son air posé éternel et que par conséquent, ça risquait de me dépasser. Aussi je ne défis pas mon emprise sur le jeune homme de suite, même si ses questions m'avaient déstabilisée, j'étais dans un état de trop grande panique pour faire obéir mes bras. Ce fut pire lorsqu'il essaya d'utiliser son don, lançant des répliques à la Harry Potter comme si j'allais me transformer en crapaud. Enfin, là, il jouait plus au Marchand de Sable, d'après ce que j'entendis sortir d'entre ses lèvres.

Le trop plein d'adrénaline était là, tout près, mes sens toujours aussi actifs et les battements dans sa cage thoraciques qui devenaient de moins en moins réguliers n'arrangeaient strictement rien à cette histoire. Prenant conscience de ce qui pourrait advenir et de ce qui était déjà arrivé au contact de mes doigts, je repris doucement contrôle sur cette main meurtrière, ma poigne se défaisant à mesure que l'air emplissait mes poumons, ceux-ci au bord de l'implosion. Je fuyais son regard, sans doute un grand problème avec la culpabilité naissante, me connaissant.

- Juste... à temps, balbutiais-je, ma main se déposant avec souplesse dans le gant sombre.

Sans savoir comment le jeune homme s'y était pris, je me retrouvais à le fixer.

- Il n'y a vraiment rien à savoir de moi. finis-je, attrapant ma sacoche à bout de bras.

En quittant finalement le regard du Marchand de sable, je m'éloignais doucement vers l'entrée, puis m'arrêtant à quelques mètre de lui, j'agrippais ma console dans un tremblement, la lançant sur son fauteuil de pacha.

- En dédommagement pour ma connerie.

Après avoir dit Adieu à ma chère et tendre Nintendo, je plaquais le sac contre mon épaule.

- Et moi, c'est Henri'.




C'est... THE GIFT
Un poussin, deux poussins, trois poussins... David est jamais là pour jouer son rôle ou Merde ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La salle commune.   

Revenir en haut Aller en bas
 
La salle commune.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Devant la salle commune
» [DESCRIPTION] Salle commune de Poufsouffle
» Aspect Salle Commune des Serpentards
» Recherche de la salle commune des Serdaigle
» Kylan Hummel [ACCEPTE] ~ Poufsouffle (4e année)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Gift. :: ZONE RP :: SALLE COMMUNE-
Sauter vers: