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 Virus, massinfection ; Force wants to oppress. ♪

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Danien Bellanger
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MessageSujet: Virus, massinfection ; Force wants to oppress. ♪   Ven 8 Mar 2013 - 20:01

Juste envie d’aller faire… Hum, non, ce n’était pas vraiment le lieu vers lequel il pensait se tirer. Plutôt celui duquel il se serait volontiers arraché. Volontiers ? Aha. Laisse-moi rire. Plutôt crever qu’y rester. Alors pourquoi ? Pourquoi y rester, pourquoi continuer, pourquoi, pourquoi, pourquoi. Ta gueule. Oui, je sais que tu ne m’aimes pas, que si tu pouvais étrangler ton lambeau de conscience, tu le ferais volontiers. Pourquoi, pourquoi, pourquoi. Parce que tant que c’était dans le non-sens qu’il se complaisait, il errerait ici. Pourquoi, pourquoi, pourquoi ; pourquoi être venu, pourquoi rester ici, pourquoi avoir écouté chaque traître mot qui s’étaient échappés des lèves tenus pincés, en cul-de poule, humectées par une langue qui osait à peine sortir de sa cavité buccale. Peur de se faire couper, uh ? Yes, no, maybe, I don’ know…

Car après s’être amusé à le prendre pour son coursier, le bonhomme s’était enfin décidé à le convoquer. Il devait se sentir mieux dans son bureau, apparemment, au chaud et en sécurité. Une vraie femmelette, vraiment. Danien avait failli hurler de rire – mais par un miracle d’un dieu quelconque, avait réussi à s’en empêcher lorsque le manège s’était répété aujourd’hui – en voyant celui qui s’occupait depuis quelques années déjà de gérer une colonie de vacances travailliste pour jeunes génétiquement modifiés se barricader dans la pièce du fond, et surtout, surtout, bien vérifier qu’après la porte automatisée, le loquet manuel – parce que la science c’était bien beau mais que le blond se fiait presque plus aux produits du terroir – était totalement tiré. Bien. Sa question, toute naturelle, un rien sardonique, avait été un « On se prépare pour la Dritter Weltkrieg ? ». Tout à fait normal, remarquez. Les Dotés auraient au moins une utilité dans ce cas. Mais non. Non. Tout ça pour une simple convocation. La même qu’il l’avait envoyé porter à Ackermann. Génial. On reprend tout et on recommence. Il en convenait, affronter son regard sanguin ne devait rien avoir de plaisant. Surtout quand on le connaissait un tant soit peu, ce qui était le cas du blond. Mais de là à se terrer dans un bunker ?

Pas de doute. Smith devenait de plus en plus parano. Et l’anxiété toute lapine qui l’animait semblait être le but de la réunion d’aujourd’hui, qu’il écoutait tout en ayant l’air d’être totalement indifférent. Mesures. Encore, toujours. Il enregistrait le moindre détail. La goutte de sueur qui perlait sur la tempe du directeur de la base, semblait ne pas se décider à quitter la joue sur laquelle elle roulait. Même elle était infectée par la peur bête de son propriétaire. C’était à en crever. Mesures. Mesures. Restrictions. Surveillance accrue. L’idéaliste semblait ne se rendre compte que maintenant que oui, ses chers bunkers hébergeaient des personnes dangereuses, créées par son très cher papa. Pas trop tôt. Mais exagéré. Ce type était pire qu’une bombe à retardement. Encore plus lent, encore plus con. Mais s’il voulait jouer à ça, et bien soit, et que sa volonté soit faite. Bien sûr. Obéir à un ordre tête baissée. Il laissait ça aux autres.

Et encore. Entre Emily au tempérament de braise, et l’Allemand, éternel retardataire, il allait du mal à trouver des coopérants. Même si de toute manière, même si ça lui faisait mal à son petit cœur, Rosebury obtempèrerait. Elle était comme ça, trop à cheval sur les règles et pas assez cavalière. Oui, il pouvait même se dispenser de jouer son jeu. Il hocha la tête d’un geste sec, un mouvement rapace, lorsque le meneur du discours eut fini, tira sa chaise, en décrocha sa grande carcasse, avant de sortir, sans plus de regard en arrière. Ah, non : Nils venait enfin d’arriver, alors que cela finissait juste. Ça s’arrange pas. Il ne lui prêta pas plus d’attention, accaparé à une tâche peu commune ces derniers temps : utiliser les rouages complexes de son esprit tordu. S’il voulait savoir, il n’avait qu’à demander un résumé.

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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Re: Virus, massinfection ; Force wants to oppress. ♪   Ven 8 Mar 2013 - 20:49

Se lever. Se doucher. Déambuler comme une bête en cage, bête qu'il était. Bête qu'il haïssait. Le quotidien. Routine des plus habituelles. Routine habituelle? Le beau pléonasme que voilà. Seulement, voilà, il s'y était tellement fait que... Que parfois, il pensait qu'un changement brutal le tuerait. Raisonnement un peu trop extrême? Oh que oui.

Alors qu'il flânait, nonchalamment étendu sur le canapé, il se souvint. La convocation. Il ne l'avait pas relue depuis la venue de l'adorable Québécois. Il s'en saisit et la parcourut rapidement. Convoqué chez Smith, hein? Sa curiosité d'humain était éveillée. Une des rares caractéristiques d'un humain en vie qui subsistaient encore chez lui. Il jeta un coup d'oeil à l'horaire. Oh. En retard. Bah, ils devaient y être habitués. Non? Il était de notoriété presque publique que Nils Ackermann était un cas désespéré, surtout dans ce domaine.
Trêves de non-regrets et de pitoyables tentatives raisonnement typiquement nilsiennes, direction l'Administration et le bureau de Smith, donc.

Lorsqu'il y parvint, il fut surpris de constater le nombre de systèmes de sécurité. Automatiques. Manuels. Il virait parano, le Smith? Petit sourire moqueur. Puis entrée qu'il essaya de faire discrète. Raté. Sur toute la ligne. Danien se retourna à l'instant même ou Nils franchit le pas, se préparant lui à sortir de la pièce. Il tenta de ne pas avoir l'air trop blasé. Raté aussi, sans nul doute. Bon, il arrivait à la fin de la réunion. Merde.
En plus de cela, il semblait que la réunion était finie. Gourdasse d'Ackermann. Si seulement tu t'étais bougé. Ton cul proéminent semble avoir des difficultés à se mouvoir, ces temps-ci. Schizophrénie? Non pas. Voix aigrie, sans doute un simulacre de conscience qui prenait son pied en le morigénant. Il croisa le regard rubicond de l'albinos. Blasé, encore. Pourquoi en serait-il autrement?

Je suppose qu'il me manque certaines informations. Tu pourrais me les donner?

Ton qu'il voulait neutre. Point d'acrimonie, point d'hostilité. Pourquoi même à lui, ce ton dépourvu de toute agressivité lui paraissait factice? Pourtant il n'était pas provocant en permanence. Réveille-toi, tu es un putain d'adulte immature et provocant, Nils.

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Emily Lowhell
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MessageSujet: Re: Virus, massinfection ; Force wants to oppress. ♪   Ven 8 Mar 2013 - 21:37

Pathétique. Le vieil homme en face duquel était assise Emily ne s'améliorait pas. A croire que c'était une manie chez lui d'être terrorisé chaque fois qu'il se trouvait en sa présence. Pourtant, aujourd'hui, elle n'avait rien fait. Elle avait simplement écouté, stoïque, les diverses restrictions qu'l voulait appliquer à la base. Plus de tours de garde (Et pour la jeune femme, plus de nuits passées ailleurs qu'au chaud dans son lit donc), plus de fermeté dans les punitions. Un meilleur encadrement des élèves.

La rousse soupira. La panique de son ex-tuteur avait à maintes reprises tenté de s'infiltrer dans sa tête pendant l'entrevue. Le vieux bonhomme virait décidément trop paranoïaque pour que ca soit drôle de jouer encore une fois avec ses nerfs. Dommage. Ca resterait juste de vieux souvenirs marrants d'instants jouissifs à contempler la terreur dévaster ses traits.

Ils étaient sortis du bureau. Le comité restreint qu'il avait convoqué était dissonant. Discordant. Mal arrangé. Composé de personnalités trop différentes. Si c'était à eux de gérer les nouvelles dispositions, ils allaient vite se retrouver dans la merde. Sauf si Emily pouvait les influencer. Au fait, il avait un don Ackermann?

-Ca va encore être le bordel ct'histoire. Danien, mon choupinet d'amour, tu m'aide pour la logistique?

Non... Elle n'allait certainement pas rater une occasion de l'humilier totalement en public. En rajouter plus? Noooooooon, elle n'était certainement pas aussi méch... Hrrrm. Pour parfaire le tableau, elle sauta au cou du professeur de mathématiques avec le sourire énamouré d'une adolescente 'TOTALLY IN LOVE, QUOI'.

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Danien Bellanger
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MessageSujet: Re: Virus, massinfection ; Force wants to oppress. ♪   Ven 8 Mar 2013 - 22:57

J’en conviens, cela peut sembler peu commun. De voir Danien se servir de sa tête pour autre chose qu’un headshot. Pour autre chose que le travail automatique qui lui déroulait sous les yeux pour la préparation de ses cours, ou la correction du même genre d’exercices, encore et toujours. Les yeux perdus dans le vague ? C’est ce qu’il semblait. Mais pour une fois, la réalité était autre. On sortait des habitudes. Parce que oui, si le Québécois en était arrivé là, ce n’était pas pour rien. Il avait effectivement un cerveau fonctionnel, contrairement aux apparences. Simplement qu’il avait peu eu l’occasion de l’utiliser ces derniers temps. Mais il y avait du changement, c’était sûr. Smith avait toujours été anxieux, c’était dans sa nature d’afficher une tête de lapin traqué ou de hérisson prit dans les phares. Seulement. Son attitude avait empiré. Il trouverait pourquoi. Autant utiliser ses tours de surveillance à bon escient.

C’était presque une bonne nouvelle. Une douce lueur de satisfaction se mit à sourdre dans ses yeux. Rare. Il avait vraiment oublié la présence d’Ackermann. Pas comme s’il valait la peine qu’on le remarque, ou qu’il lui réponde. Quoique. Rien que pour observer sa réaction. Ça n’avait rien de personnel. Mais comprenez, nous rentrions en phase test, l’albinos tentait simplement de recueillir des témoignages, en toute honnêteté. Et puis bon, leur guéguerre puérile, qui tentait de se masquer sous un ton neutre à mourir, c’était un moyen de passer le temps comme un autre. Il s’apprêtait à lui répondre. Ç’aurait dû receler un fond d’hostilité. Seulement voilà, il était encore absorbé dans ses réflexions. Aussi, sa voix sembla comme résonner de loin, le sarcasme s’en trouvant effacé. Là où tu ne risques pas de l’atteindre, aha.

Mais avec j-

Même pas le temps de finir sa phrase, qu’Emily venait de se coller à lui. Putain, mais elle était impossible. Et vas-y que je te balance des surnoms horribles, et vas-y que je joue les gamines fondues de leur copain de 16 ans. De temps en temps, il se demandait si elle était vraiment adulte, ou pas l’un de ses gamins cruels. Avec la même personnalité et 20 ans de moins, elle aurait été la vedette d’un film d’horreur. Même pas possible d’être gentil avec ses blondasses de collègue, ici. Et cette garce savait pertinemment qu’elle le faisait chier, mais passer pour conne histoire de l’humilier devait l’amuser. Sauf que l’égo, chez lui, c’était possible de le retirer à tout moment. Impossible de tenter de la décrocher, c’était pire qu’une patelle à son rocher. Il s’arrangea pour la faire passer devant lui, avec autant de délicatesse que pour un sac à patate. Des petits bouts de vengeance un peu partout. Il avait d’abord affiché sa mine exaspéré habituelle. Mais c’était maintenant la même sensation que de tenir une grenade dégoupillée que de se tenir à côté de lui. Une voix toxique quand il lui susurra.

Je disais donc, avec joie, ô mon amour.

Elle se débattait, elle tombait. Petit problème, lui avec. Et non une mince affaire que de se relever et tenter de redresser sa stature pour enfin répondre au mollasson blond. Parce qu’au fond, elle pesait quand même son poids.

Smith a décidé de pas mal de mesures desservant sa paranoïa. Couvre-feu, et autres. Je daignerais t’en dire plus si ceci voulait bien me lâcher.

Index haineux tendu en direction de la rousse. Il aurait pu la massacrer.

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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Re: Virus, massinfection ; Force wants to oppress. ♪   Sam 9 Mar 2013 - 11:08

Pour une fois, l'albinos semblait... absorbé. Sûrement en train de réfléchir, d'après son regard vague. Tout à coup, ce qui sembla être une furie rousse aux yeux de Nils sauta au cou de Danien, papillonnant des cils et lui demandant son aide d'une voix énamourée. L'Allemand serra les poings et les dents pour ne pas hurler de rire. Se mordit les joues, regarda le sol. Tenta de songer à des choses atroces, mais il n'y avait rien à faire. La situation, et, surtout, la tête de son collègue lui donnaient envie de se rouler par terre. Ne perds pas le très peu de crédibilité qui te reste, salope allemande. Salope allemande? Hum, charmant. Il... il valait mieux ne pas ouvrir la bouche pour l'instant. Il se contenta d'un sobre hochement de tête, couvrant sa bouche de sa main pour ne pas éclater de rire en plein milieu de l'assemblée qui avait été sérieuse et presque dramatique avant l'intervention de Lowhell.

Le comique de la situation s'accentua lorsque Bellanger tenta de se débarrasser de la... sangsue hystérique qui lui servait de partenaire. Enfin, sangsue hystérique... Il savait très bien qu'elle le faisait exprès pour humilier l'albinos. Elle était loin d'être comme ça réellement. Il tenta donc de la dégager avec une délicatesse digne des plus grands boxeurs. Pas que lui eût mieux fait, non. Là, Nils craqua. Il éclata de rire, les yeux embués de larmes tant il s'était retenu. Et arrivèrent en même temps que son fou rire incontrôlé les indésirables crampes aux abdominaux qui le prenaient dès qu'il éclatait de rire. Ce qui n'arrivait pas si souvent qu'on pouvait le penser. Il se retourna, face à la porte. Là, là il n'y aurait pas matière à rire bêtement. Il reprenait son souffle, quand il entendit le Québécois lui répondre. Il se retourna, momentanément calmé. Nouveau hochement de tête. S'il l'ouvrait maintenant, il allait repartir aussitôt. Il lança un bref regard d'excuse à Smith. Regard illusoire, bien entendu. Mais suffisamment crédible. Son regard se posa à nouveau sur le sol. S'il regardait Danien désigner Emily comme l'aurait fait un mioche montrant à sa mère le danger à exterminer, il allait se bidonner à s'en rouler par terre. Rien que pour ce moment, il bénissait Lowhell.

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MessageSujet: Re: Virus, massinfection ; Force wants to oppress. ♪   Dim 17 Mar 2013 - 13:53

Le dégoût puis la peur presque panique de Danien alors qu'il la fesait passer devant lui éfleurèrent l'esprit de la prof d'Informatique qui arborait un immense sourire niais, tentant tant bien que mal de réprimer les grands éclats de rire qui la secouaient.

Le prof de maths essayait laborieusement de répondre à leur collègue. Lequel n'avait finalement pas pu se retenir et était en train de se bidonner. Face à la porte. Pourquoi pas.

Elle se tordit le cou pour parler à son partenaire puis en voyant son air contrarié, légèrement à la traine, impuissant, elle partit elle aussi en grands éclats de rires avant de se dégager de l'étreinte de son colocataire. Et de se ramasser par terre.

Elle avait roulé en boule en atterrissant au sol, ce qui lui avait permis de ne pas se retrouver écrasée sous l'albinos. Ah. Et d'avoir la satisfaction de le voir se bouffer le sol, c'était pas mal aussi. Ackermann semblait s'être calmé. Elle jeta un regard à Danien, reprenant cette fois un sourire calculateur. Elle s'approcha du dos d'Ackermann, une lueur malicieuse dans les yeux, et posa sa tête sur son épaule, lui soufflant doucement dans le cou.

-Qu'est-ce qu'il y a chaton? Tu es jaloux?

Le regard aguicheur, Emily se mordait doucement les lèvres, passant instantanément du rôle de gamine immature à celui de prédateur.

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Danien Bellanger
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MessageSujet: Re: Virus, massinfection ; Force wants to oppress. ♪   Mer 20 Mar 2013 - 16:41

C’était pas possible. Deux vrais gosses, et Dieu… Mettons plutôt le diable, seul, sait à quel point le Québécois pouvait les haïr. C’est chiant, un peu comme un adulte en miniature, sauf que c’est inutile. Et à quel point ces deux l’étaient. Un qui avait d’abord déballé le plus vide des regards de merlan frit, tuant tout espoir en Danien que le blond puisse être doté ne serait-ce que d’une once d’intelligence, juste assez pour ne pas l’emmerder autant. Mais c’était définitif : l’Allemand était bel et bien un imbécile fini. Et l’autre qui s’agrippait toujours autant, si ce n’est plus. Putain mais j’vais vraiment te bouffer, toi. Le connaissant, ça pouvait être pris au sens propre du terme. Après son habituel regard de grand dégoûté, il soufflait, l’air blasé, s’apprêtant à remballer sèchement Nils, qui continuait toujours à jouer au bébé phoque se roulant par terre - lui aussi il allait le bouffer, bientôt. On parie combien que les orques albinos existent ? -, avec son rire étranglé, probablement à attendre une vague. Quand allait-elle se décider à le lâcher, bordel ?

La réponse arriva plus vite que prévu. Un « connasse » sortit de ses lèvres en un sifflement de rage. Il aurait dû s’attendre à un de ses coups de pute. Seulement voilà, il s’était laissé avoir comme un pauvre con. C’en était assez comme ça, il avait suffisamment joué les attractions. Sur The Gift, à défait d’avoir le câble, c’est Scènes de Ménage en direct. Sauf que lui n’avait jamais demandé à faire partie du tournage. Pas que se ridiculiser en public le gêne plus que n’importe quel homme, bien sûr que non, encore moins avec ses chers collègues alors que ce lapin terrorisé de Smith rentrait à peine se cloîtrer dans son bureau, non, c’était par pure fierté, une vieille fierté couleur de rues, qu’il ne pouvait pas se permettre de se prendre le sol. Ça marchait une fois, pas deux, ma cocotte. Genoux au sol et une main posée à terre pour se stabiliser, il évita d’aller étreindre la moquette qui recouvrait cette portion de couloir, et se releva avec ses habituels réflexes vifs, avant de fixer le nouveau petit couple devant lui. Il resta ainsi, le temps de se foutre mentalement de la gueule de Lowhell. Bras croisés, hilarité contenue. Si elle savait, à quel point elle pouvait avoir l’air imbécile en tentant de se donner celui d’une mangeuse d’homme, c’était… Raah. Non, impossible. Une lueur de réel amusement passa au fond de ses prunelles.

Félicitations, Nils. Je te la laisse avec plaisir.

Bon, d’accord, ça lui ferait un peu mal au cul de ne plus pouvoir coucher avec elle. Mais jusqu’à présent c’était en bonus de partager le même bunker, c’est pas comme si c’était devenu habituel et indispensable, hein Danien ? Et c’est pas comme si avec les sales coups qu’elle commençait à lui faire de plus en plus, surtout en public, il allait ressentir une quelconque culpabilité de jouer au connard. Déjà comme ça, culpabilité connait pas, alors encore moins avec elle. Le tremblement de rire qui agitait ses épaules cessa bien vite. Il reprit son sérieux, et son visage son air habituel.

Bref. Comme nous ne le disions pas, Smith devient de plus en plus paranoïaque. Il a instauré un couvre-feu. Et les élèves n’ont plus le droit de sortir comme bon leur semble, de nouvelles horaires ont été fixées. On ne peut plus les laisser aller au gymnase seuls, le matériel est sous clef, un Agent ou Prof doit les accompagner. Et ta nouvelle compagne est chargé de vérifier le système informatique, des Agents sont en train de travailler à son amélioration. Et ça doit être tout.

Autant de bonnes nouvelles pour les mois à venir. Il aurait pas aimé être élève ici, franchement, déjà qu’il aurait tout donné pour ne pas avoir choisi de venir. Mais maintenant, c’était trop tard. Résignation. Ses doigts pianotant sur son avant-bras, agités d’un tic nerveux pour être restés trop longtemps inactif, il restait là, adossé au mur, laissant les informations planer. Ouais, ça va vraiment devenir la merde. Sale temps pour les mutants, et lui aussi par la même occasion.


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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Re: Virus, massinfection ; Force wants to oppress. ♪   Sam 6 Avr 2013 - 20:20

Approche furtive, il ne l'avait même pas perçue. Hm, pas mal. Du tout. Son souffle faisait comme une brise vaguement irritante dans son cou, une brise éminemment agaçante pour Nils Thomas Ackermann, oui, Nils, qui aurait préféré qu'on lui arrache ongles et yeux plutôt que d'avouer qu'il était chatouilleux. Oui, monsieur faisait l'enfant, monsieur était un enfant au fond. Gamin. Puéril. Mais pour le moment il était simplement indifférent. Son hilarité passagère avait fui, fui, sûrement au même endroit que les émotions que peut-être avait pu ressentir un jour Bellanger. Lui semblait toujours aussi blasé, peut-être l'avait-il contaminé? L'Allemand se sentait vide, oui, avait l'apparence de la coquille, sa façade. Il ne se sentait même plus l'envie de prendre un ton caressant pour répondre à Lowhell. L'heure était grave, une belle femme tentait de le draguer plus ou moins ouvertement, et il s'en foutait royalement. Le blabla sarcastique de l'autre épave lui passait aussi au-dessus de la tête. Plutôt inquiétant. Était-ce l'indifférence du moment, était-ce la froideur provisoire de la glace de son cœur qui remontait à son cerveau assoupi? Il l'espérait sincèrement. Vraiment. Il voulait tout, sauf ressembler à l'épave Québécoise. Plutôt se complaire dans son orgie désespérante de futilités, oui. Devait-il faire semblant de s'intéresser aux jérémiades qui se voulaient aguicheuses de la féline? Parce qu'au fond oui, bestiale, elle l'était. Lui aussi. Peut-être qu'il aurait été flatté de sa fugace tentative de séduction. Un autre jour. Une autre semaine, un autre mois? Aujourd'hui n'était sans nul doute pas le jour pour le faire chier, lui qui possédait tant de facettes qu'il n'en avait lui-même jamais vu le bout, lui dont la personnalité fluctuait autant que la marée?

Nils se sentait dépassé par ses envies ondoyantes, ses humeurs fluctuantes, ses réactions atrocement changeantes. Que dire, que faire? Comment était-il l'instant d'avant, que faisait-il même ici? Il se fichait éperdument des mesures, des couvre-feu, du directeur qui devenait pitoyablement parano, de cet homme, cette épave, ce Bellanger blond, ce lâche qui tentait de se terrer derrière une indifférence calculée. Sauf que l'albinos, lui au moins, avait un certain talent pour la comédie, tant et si bien qu'il parvenait à se faire croire à lui même qu'il était réellement ainsi. Smith était médiocre. Nils aurait bien voulu lui cracher à la figure, seulement lui aussi était bien trop lâche. Oh, mais vas-y, lâche-toi, critique, crache sur eux, vautre-toi dans ton insolence impure. Vas-y, descends-les, tu descendras avec eux, aussi avili si ce n'est plus. Tu es sûrement pire, oui. Mais profite de ton illusion tellement labile, tu en as si peu. Fais semblant, au moins, prends exemple sur le cadavre aux yeux sanglants, il sait s'y prendre lui. Même si pour l'instant il est simplement méprisant. Des félicitations? Poilant. L'éclat qui lui avait presque déchiré le ventre en serait presque revenu. Ridicule. Pourquoi s'abaissait-il à un tel niveau? Une infime pointe d'amertume dans la voix rauque, qu'infiltrait sournoisement le sarcasme pur et dur? Les comimssures de l'Allemand remontèrent. Non, pas une ébauche de sourire, même pas. Pas maintenant. Juste une étrange constatation faciale, qui le rendait encore plus étrange et repoussant dans un sens. Incompréhensible. Incernable. Allait-il parler? Il le devait. Mais sa parole serait creuse. Aussi profonde que les invectives affreusement puériles de Danien. Aussi immatures que ses réactions à lui, que toutes ses actions même. Il se savait entièrement gamin. Mais peu importait. Oui, il s'en foutait. Surtout à cet instant.

Ça ne leur fera pas de mal. Un semblant de discipline. Je suppose que c'est tout?

Question toujours aussi illusoire. Dans le fond il n'en avait cure. Que les élèves s'envoient en l'air sur la base en pleine nuit, il s'en fichait. Une indolence terrible. Une inappétence indicible. Toujours aussi inutile il se savait. Tant pis. Il désirait simplement pouvoir partir, avoir la possibilité de traîner sa carcasse extraordinairement blasée sur un terrain qu'il maîtrisait un minimum. Il avait l'impression d'être happé par l'inhumanité impassible, désespérément immobile de Danien. Il n'avait pas peur, non. Juste un profond malaise, confinant au dégoût. Jamais, jamais, jamais finir comme lui. Bras croisés, visage plissé. Il vieillissait. Il se figeait. Va rejoindre l'autre, va rejoindre sa face blafarde, qui se complait dans sa mort ondoyante, allez. Ainsi il aura de la compagnie. Il vieillit lui aussi. La preuve, ses cheveux blanchissent à vue d’œil, ahahah.

Pitoyable, Ackermann.

Oh, la voix encore. Nouveau coup d’œil à l'albinos, à sa face figée, morbide d'une certaine manière. Oui, plutôt finir schizophrène. Plutôt finir bipolaire, oui encore.

Citation :
Pardon pour cette horreur incompréhensible, j'étais moi-même dans une humeur plutôt... incernable au moment de l'écriture, et flemme de remanier la bête. En plus j'ai aucune motiv pour le rp en ce moment, enfin bon, arrêtons de déblatérer ces conneries, Léna. Ouais, la schizophrénie naissante de Nils m'a atteinte. 8D

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