The Gift.


 
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 You again. {Jessica}

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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: You again. {Jessica}   Jeu 7 Mar 2013 - 17:51

Nils se sentait toujours aussi incomplet. Moins faible, certes, mais taraudé le sentiment de manquer de quelque chose. D'une partie de lui. Et puis, il tremblait toujours autant. Pas moyen de calmer les soubresauts qui l'agitaient. Pourquoi? Il gronda, furieux, plein d'une incompréhension bestiale. Il était rentré il y avait de cela deux, trois heures peut-être. Et se sentait toujours mal. Étendu de tout son long sur le canapé comme un fauve impuissant et luisant de sueur, il tentait tant bien que mal de maîtriser les tressautements qui l'animaient.

Il avait pris une douche dans l'espoir de se calmer. Dans l'espoir de se contrôler. Mais toujours pas. Il avait eu peur, en vérité. Qu'on le blesse physiquement, il s'en fichait, à dire vrai. Il n'y avait guère que la douleur. Mais sa souffrance était intérieure, même si ses manifestations étaient indéniablement physiques. Il n'aimait pas que l'on touche à son intégrité mentale. Il s'aimait, pour faire plus simple. Il voulait tout sauf perdre sa personnalité, son esprit. C'était pour cela également qu'il avait tant de mal à s'en remettre.

Il avait fermé les yeux dans l'espoir de s'apaiser. Il détestait cela, ne pas voir ce qui l'entourait. Mais dans cette situation, c'était pire. Il n'aurait su dire pourquoi. Soudain, il entendit que l'on s'éclaircissait la gorge. Cela semblait provenir de l'entrée. Il orienta sa tête de manière à avoir l'entrée dans son champ de vision, donc.
Et... Oh. Super. Que venait-elle faire ici? Le priver de sa vitalité, encore?

Je ne... m'excuserai... pas, parvint-il à émettre, tremblant comme pas deux, mais toujours aussi obstiné.

Vraiment... il était bien loin du séducteur assuré qui avait Jessica tout à l'heure. Jessica qui était revenue, pour une raison inconnue. Était-ce une troublante coïncidence, ou...?

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Jessica Tores
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MessageSujet: Re: You again. {Jessica}   Jeu 7 Mar 2013 - 18:09

J'allais rentrer a mon bunker quand, arrivé a l'intersection, je me resignais
Je me dirigeais vers celui de Nils. Sans politesse, je rentrais, me rendais dans sa chambre et m'adossais a la porte que je venais de refermer.

Je ne... m'excuserais... pas, dit il faiblement.

J'eu un rictus.

Je ne cherche pas d'excuses, Ackermann.

Je m'approchais du lit et m'agenouillais.

Tu sais que je ne laisserais pas passer ca ?

Je soulevais mon bras, lui montrant ma peau brûlée, dévoilant presque ma chaire.

Je t'avais dit de ne pas t'approcher.
Je suis dans ta classe cette année. Et je vais ma venger.

Je le fixais dans les yeux.

Et si tu ne m'avais pas embrassé, tu serai déjà sur pieds.

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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Re: You again. {Jessica}   Jeu 7 Mar 2013 - 18:25

Je ne cherche pas d'excuses, Ackermann. Tu sais que je ne laisserais pas passer ca ? Je t'avais dit de ne pas t'approcher. Je suis dans ta classe cette année. Et je vais me venger. Et si tu ne m'avais pas embrassé, tu serai déjà sur pieds.

S'il n'avait pas été aussi faible, et, surtout, si elle n'avait pas eu ce foutu Don, il l'aurait frappée. Rouée de coups. Elle était pitoyable. Et elle se croyait puissante, juste à cause de son Don? Elle venait, elle s'introduisait dans son intimité pour faire la maligne et proférer des menaces? Il sentit la fureur monter en lui. Et ce tutoiement... Elle ne s'en tirerait pas comme ça. Et ce n'était pas seulement une histoire de Don. Il grimaça, hors de lui. Ses tremblements momentanément apaisés. La fureur avait pris le dessus. Bien. Il allait pouvoir lui faire ravaler son arrogance.

Oooooh, minauda-t-il, la voix rauque, pauvre choupinette. Je pense que tu ne t'en remettra jamais. Vraiment. Pauvre chérie.

Minute. Elle avait bien dit se trouver dans sa classe? Elle entendait sûrement qu'elle l'avait comme prof. Putain. Il devrait se taper cette gourde de première qui venait chialer chez lui pour une brûlure. Génial.

C'est minable. Tu n'as que ton Don. Il n'y a pas que ça, tu sais, cela ne fait pas tout. Tu te reposes dessus, tu te crois toute-puissante. Invincible. Te venger. Eh bien, vas-y. Tue-moi. Je suis faible, à ta merci. Vas-y.

Il mentait. Il était faible, oui, mais il pouvait se défendre. Et il avait remarqué qu'avec un bout de tissu... Et puis, elle n'était pas insensible à la foudre. C'était de la provocation pure et simple. Pour la virer. Pour qu'elle dégage. Il avait simplement envie de récupérer.

Est-ce que je me suis plaint? Je ne regrette rien. Alors ce ne sont certainement pas tes sermons qui vont me faire peur. Et si tu es dans ma classe, comme tu le dis si bien, tu vas abandonner ce tutoiement tout de suite. Tu ne feras pas long feu ici avec cette attitude. Et il ne s'agit pas uniquement de moi.

La sienne avait fait ses preuves. Heureusement qu'il était solide, d'ailleurs.


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Jessica Tores
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MessageSujet: Re: You again. {Jessica}   Jeu 7 Mar 2013 - 18:37

Je vais être honnête. Si j'ai cette attitude, c'est pour cacher mon trouble. En fait, le trois quart des choses que je dis, je suis loin de le penser. Mais n'arrêterais pas le tutoiement en dehors des cours.
Alors d'accord. J'ai compris, tu veux que je te laisse tranquille. Soit, je vais partir.

Je me levais. Je n'avais pas changé de robe. C'est pour ca que j'avais froid... Je commençais a partir, puis au dernier moment, je me retournais.

Et, si là tu me trouvais allumeuse, tu devrait avoir peur lorsque c'est vraiment le cas.


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Danien Bellanger
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MessageSujet: Re: You again. {Jessica}   Jeu 7 Mar 2013 - 20:04

Le train-train. Le train-train, le train-train, le train-trainletrain-trainletrain-trainle... Avec le 'r' francophone, c'était encore plus désagréable à penser. Danien soupira, avec son air de dégoûté habituel. Encore. Toujours. Idem. Être ici lui sciait les clopinettes au plus haut point. Malgré cela, alors qu'il avançait entre les Bunkers du personnel, en provenance des l'administration, pigeon voyageur d'un jour, il se demandait pourquoi le regret ne venait pas s'installer lui aussi. Sûrement parce que le regret, c'est chiant. Hors de question de se laisser marcher sur les pieds par une... Chose pareille.

Il s'apprêtait à ouvrir en grand la porte du Z-2, sa Destination Finale. Entendit du bruit. Des voix, plus précisément. Dont une féminine. La nouvelle était déjà là ? Une Jap' au nom imprononçable. Alors comme ça c'était vrai, elles avaient des vocalises dignes de gamines pré-pubères. Celle d'Ackermann retentit. Rauque, fatiguée. Y en a qui perdent pas de temps pour aller faire les présentations, apparemment. Absolument ravi de les déranger pendant leur petit moment, le Québécois ouvrit alors la porte en grand. I don't care.

Tomba sur la gamine pré-pubère à moitié à poil, qui avait également une voix de gamine pré-pubère. Alors c'était ça, leurs histoires d'avant. Ce type était vraiment dégueulasse. Se faire des gosses, quoi. Visiblement, elle était pressée de sortir. Oh mais non.

À ta place ma grande, je ne jouerais pas à ça. Parce que la merde est bien plus facile à trouver que tu ne sembles le penser. Mais si tu comptes finir putain, ça arrangera monsieur je pense.

Aucune envie de finir accoucheur. Il la laissa au supplice de patienter encore quelques secondes, avant de s'effacer et de lui laisser accès à la porte. Il s'avança dans la pièce, le vit étalé. Parce que ses ébats avec une gosse le laissait ainsi ? Il avait l'air drogué. Répugnant. Pas le fait qu'il se fasse ses élèves, l'albinos s'en foutait, ni qu'il semble shooté, juste qu'il s'abaisse à prendre des femelles qui n'en étaient même pas. Tch. Il lui balança la convocation sur le torse suant du blond.

Je trouve ça presque triste de voir où tu en arrives, Thomas. C'est que de la paperasse, Smith t'oblige même pas à venir.

Ironie ? Il fallait le connaître pour la déceler. Il lui lança un dernier regard. Putain mais c'est pas possible d'en arriver là. Ce type était vraiment doublé d'une lavette. Il se retint de soupirer à nouveau. Ça commençait à faire beaucoup en peu de temps. Beaucoup, voire trop. Bref. Il se dirigea vers la sortie, allait passer le pas de la porte. Quelque chose qui n'arrivait pas à passer.

Se faire dominer par une demi-portion...

Derniers mots digne du Grand Méchant prof de maths.

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Jessica Tores
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MessageSujet: Re: You again. {Jessica}   Jeu 7 Mar 2013 - 21:23

Je tremblais. Omg comment faire pour être aussi con

Ouais ouais c'est ca, murmurais-je.

Mais WTF, c'est moi qui venait de dire ca ? Putain j'l'aimais pas, Ackermann, ni son collègue. D'habitude j'étais une fille toute gentille qui disait jamais rien. Et là on dirait une diablesse. Je parlais a des profs quand même... bon, un d'eux m'avais foudroyé avant de m'embrasser pour me faire taire, mais quand même.
Je partis en claquant la porte, murmurant :

Un jour, Ackermann...

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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Re: You again. {Jessica}   Jeu 7 Mar 2013 - 21:35

Hum. D'après ce qu'il avait compris, elle s'était enfin décidée à partir. Et ce qu'elle avait dit, elle ne le pensait pas. Et elle était troublée. Grand bien lui en fasse. A dire vrai, il s'en foutait. Une chose était sûre, il aurait mieux fait de rester dans son bunker ce matin. Il grimaça. La porte s'ouvrit de nouveau. Quoi, encore? Il était las, il avait chaud et se sentait toujours aussi mal. Il leva les yeux. Oh, non. Bellanger. Sûrement pour le prendre de haut. Pour changer, tiens. Alors qu'il ne valait pas mieux que lui. Il ferma les yeux.
L'albinos s'adressa d'abord à la gamine :

À ta place ma grande, je ne jouerais pas à ça. Parce que la merde est bien plus facile à trouver que tu ne sembles le penser. Mais si tu comptes finir putain, ça arrangera monsieur je pense.

Puis, se tournant vers lui :

Je trouve ça presque triste de voir où tu en arrives, Thomas. C'est que de la paperasse, Smith t'oblige même pas à venir. Se faire dominer par une demi-portion...

Il émit un petit rire sans joie. Charmant. Alors qu'il ne savait rien. Croyait-il vraiment que c'était une éventuelle baise avec cette fille qui l'avait mis dans cet état? Vraiment, il était plus bête encore que ce qu'il ne pensait. Et ce deuxième prénom qui sonnait comme une insulte. Il ouvrit les yeux. Mordorés. Il s'amusait. Qu'il vienne ici, pour lui refiler une convocation et en profiter pour le rabaisser... c'était typiquement lui. Il n'était même pas surpris. C'était plus risible que vexant, à dire vrai. Même s'il n'appréciait pas outre mesure les insinuations de l'épouvantail blafard.
Il se saisit de la convocation. La posa sur une table non loin. Il voyait trouble. Double. Tenter de forcer sa vision pour lire aurait été stupide. Digne de Bellanger.

Merci de l'attention, adorable salaud. Désolé de te causer tant de tristesse, je regrette, vraiment. Sûr que tu vaux mieux. Beaucoup mieux. Pourquoi s'abaisser à me parler, hm? Tu as sans doute bien mieux à faire.

Baiser l'autre, la Lowhell, par exemple. Se faire dominer, plutôt. Nils était sûr qu'une propension si marquée à rabaisser les autres ne pouvait provenir de nulle part. Quand bien même, il s'en fichait, à dire vrai. Aucune importance. Non, aucune. D'ailleurs...

Oh, demi-portion, prof d'informatique dominante, c'est du pareil au même, Bellanger.

Le comble était qu'il n'avait pas couché avec cette mioche. Pour une fois. Sourire qui n'en était pas un. Teinté d'une noire amertume. Regard plongé dans la brume.
Il ferma les yeux.

Un jour, Ackermann...

Pas encore partie, elle? Une atroce migraine commençait à poindre. Il avait comme l'impression que tout le monde s'était réuni dans son bunker ce soir. Génial, vraiment.

Ouais. Bien sûr.

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Danien Bellanger
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MessageSujet: Re: You again. {Jessica}   Jeu 7 Mar 2013 - 22:57

Et voilà. Terminée, la mioche. Ce que c’était facile. Les élèves récalcitrants, c’était chiant, mais il en fallait bien, ne serait-ce que pour pouvoir passer ses nerfs. Oui, il serait mal barré sans eux, ce serait presque triste, au fond. S’il avait été doté d’un sens de l’humour noir et de l’ironie plus poussé, ou simplement de la même imbécilité que son cher collègue, il lui aurait retourné un « Moi aussi je t’aime, ma puce. », avec la bouche en cœur. Mais non. Son seul sourire fut tordu. Autant que lui. C’était juste impossible à réprimer. Non, cet homme n’était pas un grand sadique. Il s’ennuyait juste royalement. Au fond, il n’était pas fait pour ça.

Son sourire de sociopathe, c’était un peu le pâle reflet du rire pour la forme d’Ackermann. C’était beau ni à entendre ni à voir, dans aucun des cas, mais ce n’était certainement pas leur vocation. Il n’a jamais eu pour vocation d’être un fils de bourge là pour la décoration, de toute manière. L’autre, avec ses cheveux, peut-être. Mais en attendant, c’était, tout simplement. Le blond en dérive sembla plus tenter de se raccrocher à la table que d’y poser la lettre. Vas-y, offre-toi en spectacle. Distraction passagère, qui allume une lueur sardonique dans les yeux rouges de Danien. On fait avec ce que l’on a, s’il n’y a rien à prendre. Même incapable de lire. C’était magnifique. Se foutre de lui n’était pas sa préoccupation première, mais c’était tout simplement une perche tendue.

Oh, tu sais. Même toi, tu deviens intéressant, ces temps-ci. Y a rien à faire ici, de toute façon.

L’art de glisser l’invective sur le ton de la discussion badine. Y avait de l’amélioration. Pas de coups de feu, pas de poing dans sa face d’ange… De toute façon, écraser un moucheron déjà désorienté, où était l’intérêt ? Pour une fois, regarder et le laisser se prendre la vitre tout seul, c’était tellement mieux. Mais tiens. Alors comme ça ça se sait enfin. Depuis le temps. Même si apparemment il n’est pas de notoriété générale qu’il a dû se faire toute femme potable de la base. Ou seule la partie féminine est au jus, plutôt. S’il pensait le toucher, c’est raté. Surtout venant de la part d’un type qui, même avec un pouvoir d’OGM, arrivait à se faire ratatiner par une petite paumée tout juste arrivée. C’est avec la même expression, celle de regarder un mignon petit rat de labo se faufiler dans un labyrinthe, qu’il observe son vis-à-vis.

Bah, si les planches à repasser t’attirent…

C'était pas son problème. Et puis c’est vrai que ménagère irait très bien comme métier à une lavette telle que lui. Il ne pouvait nier. Sortir sous les ordres d’un supérieur, avait, pour une fois, été une bonne chose. Comme quoi, les miracles existent même ici. Bras croisés sur son torse, il laissa Nils se perdre dans sa contemplation du mur. Occupation typique du drogué, il ne pouvait pas lui en vouloir. Ah, quand même, une parcelle d’humanité. Trop bon, vraiment. Sortant une clope, il ne se gêna pas pour l’allumer alors que toujours à l’intérieur. Pourquoi se gêner. Dernier regard. C’était son moment de gentillesse : il le laisserait agoniser en paix. Oui, il était définitivement d’humeur magnanime, ce soir. Il se tira sans une réplique supplémentaire. Pas parce que l’Allemand n’en valait pas la peine, non. Juste qu’il avait déjà été extrêmement loquace, ça le tuerait, un mot de plus. Il aperçut la silhouette de la brune d’avant, juste avant qu’elle ne rentre dans son bunker. Il la rattrapa. Oui, la vitesse et lui, ce n’était qu’un. Ça allait le tuer ? Pas vraiment.

Hé !

Juste encore assez de salive pour l’interpeller. Il posa la main sur son épaule. Étrange sensation sous ses doigts, là où le tissu ne la recouvrait pas. Alors comme ça c’était une petite sangsue ? Bien. Il haïssait proprement ces bestioles. Il fut rapide en besogne, la retournant, avant de lui asséner son poing méthodiquement dans l’estomac. Grandeur d’âme incomparable, vraiment ; mais lui laisser une ecchymose sur le visage n’était pas la meilleure solution. Et ça le pomperait moins que de se frotter à sa joue. Sans plus de cérémonie, il s’en retourna vers les bunkers des adultes. Le temps d’entrer dans le sien, son sourire fantôme avait disparu depuis longtemps.

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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Re: You again. {Jessica}   Ven 8 Mar 2013 - 10:30

Réponse. Réponse? Tiens, l'autre avait encore assez de salive pour daigner lui répondre. Hum, il en était honoré. Ou peut-être pas. Il ouvrit les yeux de nouveau. Encore là, avec sa figure de cadavre à peine animé, son sourire tordu et ses pensées trop arrogantes pour être haineuses. Vas-y, sois courageux, sois brave. Il ne disait rien, ou presque, juste ces mots, encore une fois trop méprisants pour être véritablement venimeux. Son regard. Son regard. Il suffisait amplement. L'Allemand savait ce qu'il pensait. Ce que toute personne aurait pensé. Il n'était pas si différents d'eux, somme toute. De ces élèves, des ces humains en grève. Pitoyable, Ackermann. Te faire battre par une gamine. Oh, pitoyable, il l'était. Et ce depuis longtemps. Ce n'était pas cette enveloppe charnelle à peine vivante qui allait le lui faire comprendre. Il le savait. L'acceptait plus ou moins. Moins lors de ses comportements extrêmes et de ses réactions immatures. Plus dans ses moments d'apaisante inactivité, dans ses moments de douce léthargie. Léthargie désirée, inactivité voulue. Au fond, cet homme avait une âme.
Mais elle était figée. L'était-elle à jamais?

L'albinos n'avait pas d'âme. Ou alors profondément meurtrie, au point d'en être ressortie veinée d'insanités plus sordides les unes que les autres. Non, il n'en avait pas. Il était blasé. Complètement. Cruellement. Et la conscience de Nils lui susurrait Regarde, c'est ça, c'est toi dans quelques années. C'est toi dans ta décrépitude prématurée, c'est ta dépouille avec un coeur qui bat, c'est ton corps avec un cerveau pas encore las. Il s'en fichait. Inquiétant signe précurseur. Il était déjà si blasé. Même ses sautes d'humeur à répétition ne le satisfaisaient pas. Plus. Même ses ébats avec les femmes les plus différentes ne le tiraient pas de sa morne apathie. Plus. Que faisait-il encore vivant, que faisaient-ils encore vivants? L'autre non plus n'avait pas vraiment de raison d'être. Peut-être l'avait-il trouvée en cette femme. Il ricana, plus amusé que véritablement railleur. Lui qui voulait tout dominer. Comme un mâle dominant, comme une bête qui se défend. Et il osait le traiter de lavette, il l'avait lu dans son regard malade. De quoi, il n'aurait su le dire. Malade d'inexistence, très certainement. Lui dans quelques années, oui... Quand plus rien ne lui procurerait de plaisir véritable. Quand même la douleur ne tarauderait plus son corps déjà roidi. Était-ce pour cela, qu'il cherchait toujours la douleur, encore la douleur, toujours la douleur? Parce que c'était la seule sensation que son corps ressentait vraiment?
Probablement. Il se faisait de plus en plus affamé. De plus en plus vorace.
Son corps serait bientôt de glace.

Oh, oui, pitoyable, il l'était. Peut-être même plus que Bellanger, peut-être même plus que ce diabolique dégénéré. Plus que cet homme trop lassé pour être sadique, trop blasé pour être véritablement sardonique. Cet homme crèverait de lassitude, à l'image de ces héros qui n'en étaient pas, à l'image de ces gens ordinaires dont la vie était relatée dans ces ouvrages des années 1800. A l'image de la boiteuse Gervaise, à l'image de la souffreteuse Thérèse. Nils aussi crèverait comme ça, certainement. A dire vrai, il n'en avait cure, et Danien devait ressentir la même chose. Enfin, ressentir... Cet homme sentait-il seulement? Même le vent ne devait plus avoir de prise sur lui, même le temps ne semblait plus exercer son irrésistible influence sur lui. Une ruine, un vestige d'une gloire qui dans le cas de son collègue devait ne jamais avoir existé. Il semblait avoir été ainsi toute sa misérable vie. Nils aurait dû le haïr, le haïr de le mépriser comme il le faisait alors qui lui-même était des plus cinoques. Nils aurait dû l'abhorrer, le honnir, ourdir une vengeance avant que la Mort elle-même dans ses cheveux décolorés ne croque. Mais il était encore humain, lui. Oh, pas comme ces Hommes esclaves de leurs sentiments, pas comme ces connes avides des bras de leur amant. Une parcelle d'humanité subsistait, en lui, pas encore détachée, pas encore tombée dans les bas-fonds de l'inhumanité, dans sa majeure partie gangrenée d'animalité tortue. Mais elle subsistait, et là résidait l'important.
Et cette parcelle avait pitié de Danien et du simulacre de vie qu'il menait.

Blasé, encore. Pour changer.

Il avait croisé les rubis anormalement délavées de l'albinos. Ils lui disaient Pas même foutu de lire, pas même foutu de mourir, s'amusaient de sa déconvenue. Pauvre type, s'il n'avait que cela pour s'amuser, s'il n'avait que cela pour se distraire... C'était lui, la distraction. La preuve vivante de la dégénérescence humaine. Il était arrivé à un stade plus haut de décadence que Nils, oui. Si l'Allemand était pitoyable dans sa débauche difforme, le Québécois était pathétique dans son semblant de vie, semblant auquel lui-même ne croyait plus. Une épave, somme toute. Comme Nils. Sauf que l'albinos semblait l'avoir été toute sa vie. Au lieu de le haïr, comme l'aurait sans doute fait une personne dont l'ego était encore véritablement présent, il cherchait à le comprendre. Il ne voulait pas finir comme lui. Désenchanté, désabusé. Oui, lui avait été trompé, dupé par les inexpugnables blandices de la vie. Danien, lui, n'avait jamais vraiment vécu.
Pauvre gars. Franchement.

Puis il alluma sa clope. Une addiction. Pour accélérer la venue de son heure, inconsciemment, sans doute. Nils avait trop pitié de lui pour le lui interdire et, soyons francs, il n'en avait même plus la force. La seule chose qui puisse remplacer la force quand elle fait défaut est l'envie. Il ne l'avait même pas. Oui, laissons à cet homme sa drogue légale. Laissons-le se complaire dans sa lente agonie mentale. Si la douleur de Nils était physique, celle de Danien était psychique. Il ne devait même pas la sentir, tout muré dans sa désillusion qu'il était. Laissons-le jouir de sa propre mort.
Qu'il jouisse enfin de quelque chose.

Dernier regard. Plein de mépris, encore. Mépris vacillant, teinté d'une nuance d'intérêt malsain. Comme s'il se plaisait à le voir souffrir. Non, il faisait semblant. Non, cela ne l'intéressa que l'espace d'un fulgurant instant. Les intérêts de cet homme étaient fugaces, même les plus malsains. Trop futiles pour durer plus longtemps.
Puis il se cassa. Pourquoi était-il entré, déjà? Nils ne le savait plus. Cet homme était une coquille vide. Dans le fond, il était bénéfique à Nils, lui faisait extérioriser sa pitié, le rendant d'une certaine manière plus humain.
Cruelle ironie.
Diabolique malice.

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