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 Le pervers & l'hystérique. {ENTREZ ICI LE NOM D'UNE SOUMISE}

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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Le pervers & l'hystérique. {ENTREZ ICI LE NOM D'UNE SOUMISE}   Mer 6 Mar 2013 - 21:20

(Précisons que Nats vient juste d'arriver sur la base et qu'elle découvre son bunker ainsi que le... truc qui va avec. Son charmant colocataire, somme toute. Ouais, c'est pas moi qui devrais dire ça mais osef.)

Il rentra dans le bunker, claquant la porte derrière lui. Brutalement, comme à l'accoutumée, peut-être même plus. Les mioches aujourd'hui avaient été particulièrement... chiants. Insupportables d'insolence. Vraiment, il avait de plus en plus de mal à les supporter. Heureusement que le soir il pouvait jouir d'une solitude bien méritée. Il n'avait pas hâte qu'un prof débarque pour lui voler son intimité. Quoi que, s'il s'agissait d'une jolie femme, il n'allait pas dire non. Il était un homme avant tout. Oui, si un autre prof devait débarquer, il fallait qu'il s'agisse d'une fille.

Sinon il dégage, le parasite.

Nils, cruel? ... Oui, il l'était. Avis aux deux lecteurs qui se courent après qui lisent, si vous n'aviez pas encore compris que Nils est cruel, il est temps de penser à une reconversion. Mais. Là n'est pas la question. Il fila sous la douche. Encore un privilège lié à sa solitude. Pas de femme (c'était là l'un des inconvénient inévitables liés aux femmes) pour lui hurler qu'elle avait besoin de la salle de bain et tout de suite. Hum. Peut-être qu'il ne voulait pas de colocataire féminine, finalement. Il se détendit sous l'eau chaude. Complètement. Personne ne pouvait le voir s'abandonner, c'était bien pour cela qu'il le faisait d'ailleurs. Il ne fallait pas que quelqu'un le voie s'oublier. Se relaxer, un sourire apaisé flottant sur les lèvres. Jamais. Personne.

Une fois qu'il eut passé un certain temps sous l'eau bouillante (comprendre au moins une heure), il entoura sa taille d'une serviette et se mit en quête d'une tenue. Enfin, d'une tenue... S'il parvenait à trouver un caleçon l'on pourrait considérer cela comme un miracle. Et... non, pas de miracle ce soir. Traduction ; pas de caleçon. Bon. De toute manière, il n'y avait personne. Il sortit définitivement de la salle de bain, sa serviette toujours nouée autour de la taille. Prépara quelques exercices des plus ardus. Ricana quelques secondes de son propre sadisme, puis recommença à déambuler. Cette serviette n'était pas confortable. Il lui fallait trouver ce fichu caleçon. Il passa au salon. Face à la porte d'entrée. Sur le coup, il ne fit pas le rapprochement. Ne se méfia pas. Et se mit à chercher le fameux caleçon. Tournant comme un lion en cage, il ne trouvait pas plus que s'il était resté sous sa douche.
Bref. Nils était un piètre chercheur. Et un piètre être humain, aussi.

Comme il était tout sauf patient, il s'énerva bien vite. Mais au diable, il était seul, il pouvait tout se permettre, pas d'atteinte à sa réputation.

BON, LE CALEÇON, TU VAS RAMENER TA FRIMOUSSE ET PLUS VITE QUE ÇA, COMPRIS?! NILS JUNIOR SE LES PÈLE!

Charmantes paroles, très raffinées, que celles-ci. Hurlées d'une voix des plus sonores. Accompagnées d'un mouvement de bras brutal et inattendu pour une certaine serviette qui eut la débilité de tomber à ce moment-là. Inattendu pour une personne qui eut l'audace de rentrer dans le bunker à ce moment-là. Aussi inattendu que la vue de "Nils Junior" le fut pour ladite personne.
Volte-face fulgurante. Une femme. Merde, ce n'était vraiment pas la plus flatteuse des situations. Bon, d'un côté elle pouvait avoir une vue plongeante sur ses... atouts. Pas sûr qu'elle apprécie, vu l'air choqué qu'elle arborait. Il soupira.

Oh, une Vierge effarouchée. Super.

Bon, autant se présenter. Fournir un faux nom serait-il intelligent? Non.

Nils, lance-t-il, résigné, presque lassé.

Puis, pointant du doigt un certain endroit de son anatomie :

Nils Junior. Il est ravi de te rencontrer. A qui ai-je l'honneur, au fait?

Il se sentait obligé de la débaucher dès le départ. C'est vrai, il était humainement impossible d'être et de paraître innocente à ce point. Il se devait d'arranger cela. Non? Si. Et puis, s'il en croyait les bagages qui accompagnaient la petite, ils allaient devoir cohabiter.

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Natsumi Yamashita

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MessageSujet: Re: Le pervers & l'hystérique. {ENTREZ ICI LE NOM D'UNE SOUMISE}   Ven 8 Mar 2013 - 18:57

Je venais tout juste d'arriver, un peu perdue dans cet endroit pour moi totalement inconnu. Pour les gens comme moi. Différents. N'empêche que j'espérais que les gens soient un minimum normaux. Pas cinglés. Ou pas tous, tout du moins. Je pensais trouver dans mon bunker un gentil colocataire. Pas méchant. Pas bizarre. Un prof normal quoi. A croire que la normalité n'existe pas par ici. A moins que je ne pense trop. Ou que je n'espère trop. Bref. En tous cas. Il semble que je me suis bien trompée. Parce que... le "prof" ( si c'en est vraiment un et j’espérais de tout mon cœur que ce n'était pas mon colocataire ) qui m'a accueilli dans mon bunker n'était pas, absolument pas normal.

Lorsque j'ouvris la porte de mon bunker, traînant mes valises avec moi, je me retrouvai face à un homme. Grand. Blond. Complètement nu. J'écarquillai les yeux. Choquée. Avant de reculer précipitamment, prête à m'enfuir au moindre geste, au moindre mot qu'il prononcerait. Et ça... C'était quoi exactement?

Nils, lâcha-t-il apparemment résigné. Nils Junior. Il est ravi de te rencontrer. A qui ai-je l'honneur, au fait?

M... Mais..., parvins-je à lâcher le visage cramoisi.

Ce type était cinglé. Il avait forcément un problème. Le contraire était tout simplement impossible. J'optais pour une solution de repli immédiat, sans tergiverser pendant une heure. Je ressortis en un instant, laissant mes bagages à l'intérieur, et claquai la porte derrière moi. Adossée à la porte du bunker, je me laissai glisser jusqu'au sol, parfaitement horrifiée.
Mon dieu. Il y a un pervers dans mon bunker.
Je me recroquevillai, resserrant mes genoux sur moi-même. Qu'est-ce que j'allais faire moi maintenant? Je ne pouvais pas rentrer. Pas avec ce... ce Nils là. Nils hein? Je classai aussitôt le dossier Nils dans "Personnes à éviter à tout prix". Qu'est-ce que j'avais fait pour mériter ça moi? On avait l'impression qu'il avait tout fait pour me déstabiliser. Je le détestais.
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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Re: Le pervers & l'hystérique. {ENTREZ ICI LE NOM D'UNE SOUMISE}   Ven 8 Mar 2013 - 21:26

(T'as la même couleur que Minouille 8D)

M... Mais... balbutie-t-elle.

Hum. Bien ce qu'il pensait. Une vierge fragile tant physiquement que psychiquement. Raaah. Pas possible de prendre du bon temps pour l'instant, pas envie de se péter les tympans avec les cris porcins d'une faible que l'on violente, que l'on viole. Parce que oui, au vu de son caractère et de sa timidité presque maladive, elle ne serait certainement pas consentante. Le viol, ce n'était pas son truc. Ouais. Ou presque, saligaud. Ah, encore cette voix. En train de devenir fou et d'entendre des voix, lui? Non. Non, il préférait penser que c'était, non pas un ange gardien, ces bestioles-là semblaient avoir depuis longtemps déserté sa vie inintéressante, mais une présence qui lui était plus ou moins bénéfiques. Plutôt moins, oui.

La réaction de la femme fut à la hauteur de ses prévisions. Pas de ses espérances, non. Ah, il allait devoir s'en occuper. Vraiment, elle ne survivrait jamais avec ce tempérament. Elle sortit proprement, claquant la porte. Ah, c'était cela? Elle voulait dormir dehors, ou admirer les ébats de Lowhell et de Bellanger peut-être? Après tout, cela lui apprendrait la vie. Il ricana. Cela valait le coup d'essayer. Il se ravisa. Non, pas vraiment envie que l'autre albinos lui renvoie ses supposés ébats avec la cruchasse de l'autre soir. Oui, il lui arrivait d'avoir honte. Pas d'avoir joué avec la mioche, jamais. Honte d'être apparu si faible. Hum. Il s'éclaircit la gorge. Miséricordieux? L'espoir fait vivre. Si elle voulait pioncer dehors, grand bien lui en faisait. Mais il n'allait pas aller se coucher sans une dernière invective sympathique. Enfin, sympathique de son point de vue. Il enfila un pantalon - toujours pas moyen de remettre la main sur ce foutu caleçon -, histoire de ne pas lui causer d'attaque.
Il ouvrit la porte en grand. Tant pis s'il la bousculait un peu. Beaucoup

Hé. Je vais pas te violer hein. Après, si tu aimes jouer au clodo, il suffisait de le dire.

Ton un brin sarcastique. Pourquoi se priver de l'asticoter un tant soit peu? Il sentait qu'il allait devoir réfréner son tempérament enflammé s'il voulait préserver ses oreilles. Il avait l'impression que cette femme pouvait se montrer hystérique et atteindre un niveau de vocalise impressionnant si elle le voulait. Autant profiter du fait qu'elle était perdue.
Saleté de pervers profiteur.

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Natsumi Yamashita

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MessageSujet: Re: Le pervers & l'hystérique. {ENTREZ ICI LE NOM D'UNE SOUMISE}   Sam 9 Mar 2013 - 16:28

Il ouvrit la porte, me bousculant au passage. Particulièrement aimable. Il avait au moins pris la peine de mettre un pantalon. C'était déjà ça. Un effort impressionnant. Si j'avais été moins timide, je serais même aller le féliciter. Ou pas. Et pourquoi est-il revenu, hein ? Pour me dégoûter encore un peu plus ? Pour me ridiculiser encore un peu plus ?

Hé. Je vais pas te violer hein. Après, si tu aimes jouer au clodo, il suffisait de le dire.

Ça ne donnait pas du tout envie d'aller lui dire quoi que ce soit. Qu'on soit timide ou pas d'ailleurs. Ce type était vraiment horrible. Une ordure. Depuis que j'étais arrivée, il n'avait pas cessé une seconde de se moquer de moi. Il se passait quoi dans sa tête franchement ? Le seul moyen pour lui de vivre était donc de se sentir supérieur aux autres ? Je n'avais pas plus envie de retourner à l'intérieur du bunker que de passer la nuit dehors, dans le froid. Je détaillai Nils un instant. Non. Je ne pourrais jamais m'endormir avec ça dans la même pièce que moi. C'était tout simplement impossible pour moi. Ou alors...
Je me relevai, un peu plus sûre de moi.

Très bien. Je rentre à l'intérieur. Par contre, à partir d'aujourd'hui, j'instaure des règles de vie en communauté.

J'accompagnai la parole au geste et m’avançai à l'intérieur du bunker en passant à 50 bons centimètres de Nils. J’attrapai mes valises laissées en plan, les traînai jusqu'à mon lit, en jetant un coup d’œil suspicieux autour de moi, avant de m'asseoir sur le matelas. je réfléchissais un moment, puis me lançai.

Bon. Premièrement, j'annonçai en comptant sur mes doigts, tu ne t'approches pas de moi. Deuxièmement, tu ne m'adresses pas la parole sans mon autorisation. Et troisièmement, tu ne laisses pas traîner tes affaires dans ma partie, finis-je avec un sourire factice.

Au fond de moi, j'étais terrifiée. Je n'étais pas très courageuse. Et ce Nils me fichait la frousse. Mais c'était déjà mieux avec les Règles de vie en communauté. Sauf que rien ne l'empêchait de ne pas les respecter. On ne lui avait sûrement jamais appris à respecter les règles. Le règlement. L’éthique. Ce qui me semblais normal de respecter à moi, ne le serais sûrement pas à lui. Je grimaçai, avant que mon visage s'illumine. Heureusement que je ne manquais pas d'imagination.

Ah, et si tu ne respectes pas ces règles, tu t'occupes du nettoyage du bunker pendant une semaine ! Tu as l'autorisation de me répondre, ajoutai-je

Voilà. C'était parfait. Je serais tranquille même avec un sale pervers chez moi. Rien que d'y penser, j'en frissonnai. Surtout que si on y réfléchissait, peut-être était-il, non seulement un pervers, mais peut-être aussi un sadique, un psychopathe, un schizophrène. Plein de trucs totalement anormaux. Il fallait que j'arrête de trop penser. Ça me terrorisait. Vraiment.
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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Re: Le pervers & l'hystérique. {ENTREZ ICI LE NOM D'UNE SOUMISE}   Sam 9 Mar 2013 - 16:48

Très bien. Je rentre à l'intérieur. Par contre, à partir d'aujourd'hui, j'instaure des règles de vie en communauté.

Oh. Belle initiative. La deuxième partie de la phrase fit doucement sourire Nils. Ah, mais elle faisait sa loi? Vraiment. Vraiment, l'espoir faisait vivre. Des... règles de vie en communauté. En communauté? Ils étaient deux. Elle se prenait pour qui? La grande cheftaine? Rôle totalement incompatible avec son tempérament craintif, ne l'oublions pas. Et vas-y que j'essaie d'avoir de l'autorité, que j'essaie de me convaincre moi-même que je ne suis pas qu'une minette pusillanime. Il s'était effacé pour la laisser passer.

Elle entra à nouveau dans le bunker comme une furie (enfin, si l'on comparait cela à sa première entrée), prenant bien soin de l'éviter au passage. Il ricana. Pitoyable. Franchement. Elle fila s'asseoir sur le matelas, la queue entre les jambes, terrorisée. Tout cela au figuré, pervers en herbe. La seule queue ici était entre ses jambes à lui. L'Allemand l'observait, toujours aussi amusé. Décidément, la soirée s'avérait plutôt cocasse. Il était ravi.
Puis elle déclara, le plus sérieusement du monde :

Bon. Premièrement, tu ne t'approches pas de moi. Deuxièmement, tu ne m'adresses pas la parole sans mon autorisation. Et troisièmement, tu ne laisses pas traîner tes affaires dans ma partie.

Là, Nils ne tient plus. Il éclata de rire, se laissant glisser au sol tellement il était hilare. Ah, vraiment, elle était... C'était tellement poilant! Il aurait dû filmer la scène. Ohhh, tout pour qu'elle se taise, il allait avoir des crampes aux mâchoires, à force.

Ne pas... Ne pas t'adresser la parole sans ton autorisation... Ahhhh, désolé, mais c'est trop drôle, rigola-t-il, les yeux humides de larmes.

Il se releva promptement, essuya ses yeux et, après avoir soigneusement inspiré et expiré pour contenir son allégresse, reprit la parole, regardant le sol pour ne pas replonger :

C'est la meilleure, ça. (Puis, la regardant :) Je vous en priiiiiiiie, gente damoiselle, daignerez-vous m'accordez l'immeeeense honneur de vous adresser la parole? Je me languis de votre siiiii mélodieuse voix! Ohhhh, c'est pas vrai... J'ai l'autorisation de te répondre... Oh, putain mais c'est pas possible...

Il repartit aussi vite. Mais comment pouvait-on être si naïf? Et elle le menaçait de faire le ménage pendant une semaine. Comme s'il ne le faisait pas jusque là. Ses menaces étaient bien dérisoires. Risibles. Hilarantes. Rigolardes. D'ailleurs, son hilarité devenait de plus incontrôlable. Il tapait du poing sur le sol, les abdominaux en feu. D'ailleurs, tous les muscles de son corps étaient contractés, signes d'une crise de fou-rire des plus incontrôlables.
Cette fille était une ingénue abrutie. Il n'y avait pas d'autre solution. Et c'était aisément constatable. Et avéré.


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Natsumi Yamashita

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MessageSujet: Re: Le pervers & l'hystérique. {ENTREZ ICI LE NOM D'UNE SOUMISE}   Dim 10 Mar 2013 - 19:02

Je le regarde éclater littéralement de rire. Il se roule presque par terre. Je le dévisage sans comprendre. Je n'ai rien dit de drôle. Je n'ai rien dit qui explique le fait qu'il soit en train de s'étouffer de rire en ce moment-même.

Ne pas... Ne pas t'adresser la parole sans ton autorisation... Ahhhh, désolé, mais c'est trop drôle, s'esclaffe-t-il en se relevant, c'est la meilleure, ça. Je vous en priiiiiiiie, gente damoiselle, daignerez-vous m'accordez l'immeeeense honneur de vous adresser la parole? Je me languis de votre siiiii mélodieuse voix! Ohhhh, c'est pas vrai... J'ai l'autorisation de te répondre... Oh, putain mais c'est pas possible...

Et il repart aussitôt dans son hilarité. Mon visage s'empourpre aussitôt. C'est ridicule mais je me vexe aussitôt. Il se moque de moi. Depuis le début. Les larmes perlent à mes yeux. Mais pas des larmes de rire comme le bouffon qui se roule par terre. Non, des larmes de peine, de honte... Peut-être tout ça à la fois. Je ne sais pas. Je n'ai pas envie de le savoir. J'essuie mes yeux humides du revers de la manche. Il n'y a pas besoin de grand chose pour me faire craquer. C'est une faiblesse. Je suis faible. Mais au fond, on a tous une part de faiblesse en nous, non ? Je regarde Nils en réprimant un sanglot en le voyant continuer de rire aux larmes. Et lui alors ? Ma question reste sans réponse. Je ne sais pas. Je n'en vois pas.

J'aimerais pouvoir jouer l'indifférence. J'en suis incapable. J'aimerais pouvoir éclater de rire moi aussi. J'en suis incapable. C'est presque pitoyable mais c'est comme ça. Alors quoi ? Mon seul moyen de me battre dans la vie c'est de pleurer ? Je ne cherche pas de réponse. On peut se dire que tout l'intérêt d'une question est d'en trouver la réponse, mais je ne le pense pas. Je ne veux pas de réponse. J'ai peur des réponses.

Je n'ai pas envie de répondre à ses provocations. A quoi bon ? Pour qu'il me renvoie autre chose dans la figure ? Inutile. Je n'ai pas envie de rester silencieuse. Ce serait la même chose. J'ai l'impression que ma tête va éclater.

Pourquoi tu te moques de moi ? Tu es un idiot ! je hurle, d'une voix stridente.

Je n'ai pas réfléchi. Mais au fond, c'est ce que je pense. Pourquoi s'en cacher ? Pas de réponse. Mais pourquoi ne pas s'en cacher ? Même chose. Sauf peut-être le terme 'idiot'. Imbécile. Débile. Abruti. Stupide. Ces mots sont trop faibles pour exprimer ce que je ressens. Ce type est juste trop horrible. Et il est prof. J'ai du mal à y croire.

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Nils T. Ackermann
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MessageSujet: Re: Le pervers & l'hystérique. {ENTREZ ICI LE NOM D'UNE SOUMISE}   Dim 10 Mar 2013 - 20:18

Même enfoncé, même engoncé dans son hilarité, hilarité que l'ingénue outrageusement candide ne s'expliquait pas, Nils voyait son visage se décomposer. Il la voyait au bord des larmes, tentant de réfréner le flot discontinu de perles luminescentes qui menaçaient de s'échapper de ses yeux si innocents, confinant presque à la niaiserie. Nils était un salaud, oui. Mais pas un monstre ; une partie de lui, en lambeaux, délitée, avait pitié de cette fille et de sa sensibilité exacerbée. Elle ressemblait à une jeune enfant à qui l'on aurait pas suffisamment appris la vie. Une poupée de porcelaine animée par les instincts les plus blancs, les plus purs. Mais pur, lui ne l'était pas. Lui ne l'était plus. Lui n'était plus ce garçon aimant et confiant. Il était cet homme vide et angoissant. Et cette part de lui, cette part infime qui aurait pris la jeune femme dans ses bras et l'aurait réconfortée, le regrettait, ce garçon. Mais elle n'était pas assez importante, n'avait pas assez de prise sur l'Allemand pour qu'il puisse changer radicalement. Il était trop tard.
Vraiment?

Son rire sonna soudain faux l'espace d'un fugace et étrange instant. Que faisait-il ici, à ridiculiser une pauvre fille? Que faisait-il, qui était-il? Dans quel corps, quel caractère tordu et profondément méchant lui avait-on attribué? Qui diable était-il? Oui, elle lui faisait pitié. Il grimaça. Lui, ressentir quelque chose? Lui, avoir pitié? Non. Non, ce n'était pas possible. Pas même envisageable. Impensable. Il secoua la tête. Surtout, juguler cet étrange instinct d'humanité. Il se mordit sauvagement la lèvre. Plus jamais de pitié. Plus jamais de sentiments positifs, sauf la jouissance purement sexuelle, à la rigueur. Plus jamais de liens. Plus jamais d'attaches. Jamais, jamais, jamais. Plus jamais cet enfer de regrets. Jamais. Pas encore. Rester cette épave, ce cadavre, cette coquille vide à l'image de ce qu'il avait été. Tant pis s'il était pitoyable et mauvais jusqu'à l'os. Il n'était pas fait pour être bon, non. Son passé l'avait prouvé. Quelle meilleure preuve que celle-ci? Nulle preuve n'était plus concluante que son passé. Que ce qu'il avait traversé. Mais l'avait-il vraiment traversé? Lui-même en doutait. Non, il savait que non. Disons plutôt qu'il s'en fichait. Vas-y, fais semblant de vivre, essaie de te convaincre toi-même que tu existes. Abandonnes, parce que tu ne te crois même pas. Parce que tu te sais pathétique et atrocement insignifiant malgré toutes tes sautes d'humeur, malgré toutes tes colères noires, malgré toutes tes jouissances au fond tellement illusoires.

Nils releva la tête. La vit réprimer un sanglot encore. Le simulacre de conscience refit son apparition. Et cette fille lui faisait penser à Norah. Oh, seulement vaguement. Très vaguement. Cette façon qu'elle avait de parvenir à percer la couche de sa noire carapace, seule Norah l'avait eue... Non. Ne pas replonger. Elle était simplement pitoyable de timidité. Pas comme Norah, non. Mais. Mais il allait devoir cohabiter avec. Il se remit sur pieds. Toute envie de rire lui était passée. Il se sentait comme un intrus dans son propre corps. Il ressentait. Empathie, pitié, compassion, autant de mots qu'il avait appris à n'associer qu'aux autres. Et voilà qu'ils revenaient le hanter, tels les vieux démons si attirants que l'on a soigneusement appris à détester. A chasser. A adorer dans le fond.
Que faire? Il n'allait pas s'excuser. Pas fou, pas prêt à renoncer à sa sombre protection, au ténébreux mur qu'il avait érigé autour de son coeur pour le protéger. Probablement jamais. Il ferma les yeux, serra les poings, violemment. Avec la véhémence du fou, du sentimental multiple, qui ne sait quelle émotion, quel ressenti suivre. Il était perdu. Plongé dans une humanité qu'il croyait avoir définitivement bannie. Il n'avait plus l'habitude. Alors, comme toujours lorsqu'il était en présence d'une inconnue dans l'équation, quelle qu'elle soit, il devint violent, agressif. Acrimonieux.

Quoi, tu voudrais peut-être que je m'excuse?! cria-t-il. Eh bien non. Ce n'est pas mon genre. Les excuses sont pitoyables et inutiles. Des illusions.

La brutalité de son ton était sans équivoque. Pas de discussion, aucune compassion. En es-tu bien sûr? lui soufflait le cadavre revenu à la vie de sa conscience. Ta gueule, lui hurlait-il, ta gueule. Désorienté, chamboulé. Perdu dans la mer des hommes. Des hommes et de leurs sentiments. Tumultueux car ne sachant que faire, ne sachant que dire. Orageux car complètement ahuri, déconcerté, paumé.
Seul le léger tremblement de sa voix si grave aurait pu indiquer cette méchanceté en perdition. Vacillement inhabituel.
L'individu était infiniment torturé. Tordu, tortu dans son improbable personnalité intensément traumatisée. Nils n'était pas un psychopathe sans âme. Il était un homme qui essayait de la noyer à coup de lames, de la brûler à coups de flammes. Un homme qui au fond ne cesserait jamais de s'assommer de cauteleux blâmes. Un homme qui au fond n'avait jamais eu assez de larmes.

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